Auteur/autrice : S2CLIC

  • Le handicap des maladies neuromusculaires à l’épreuve du mouvement

    Et si on parlait des maladies neuro-musculaires ?

    Le trait commun qui relie toutes ces pathologies polymorphes est une atteinte de l’unité motrice, c’est-à-dire du neurone moteur vers les muscles.

    Il s’agit d’un trouble de la conduction nerveuse responsable de handicaps moteurs plus ou moins invalidants.

    Le muscle se contracte mal ou ne se contracte plus.

    Le manque de force musculaire s’associe à des rétractions du muscle et des tendons, responsables de déformations articulaires, d’une gêne fonctionnelle et de douleurs.

    Il peut être associé à d’autres symptômes cardio-respiratoires, digestifs, ou cognitifs qui impactent les capacités intellectuelles ou d’exécution.

    Les origines sont le plus souvent génétiques mais aussi auto-immunes ou inflammatoires.

    Que l’on évoque les dystrophies musculaires, les myasthénies ou les myopathies métaboliques, toutes peuvent, à des degrés divers, bénéficier de l’exercice physique pour améliorer leur pronostic.

    Faire bouger des personnes limitées dans leurs mouvements semble contre intuitif.

    Pourtant il est important, pour obtenir des résultats en termes de fonctionnalités, de respecter les protocoles spécifiques basés sur des études probantes.

    La place de Sportsanteclic dans les maladies neuromusculaires ?

    Au travers de plusieurs maladies neuro musculaires, nous allons voir comment Sportsanteclic peut faciliter une prescription pertinente d’activités physiques adaptées permettant d’améliorer la fonctionnalité et le bien-être.

    Sportsantéclic peut aussi permettre une orientation simplifiée du diagnostic des différentes pathologies neuromusculaires :

    En intégrant l’âge d’apparition des symptômes, l’atteinte distale, proximale, en ceinture ou de la face, ainsi que les symptômes associés tels que des crampes, des douleurs, une fatigabilité, des paralysies, des troubles cardiaques, respiratoires ou cognitifs, associés à des pertes d’autonomie ou de handicap, Sportsantéclic peut participer à une orientation diagnostique vers les grands groupes de ces 300 maladies rares.


                                              CONDUITE A TENIR 


    Diagnostic

    Réalisé en consultation spécialisée (neurologie, génétique…)

    Confirmation par examens : EMG, biopsie musculaire, génétique, etc.

    Annonce du diagnostic avec plan de soins coordonné

    Évaluation fonctionnelle initiale

    Réalisée par le médecin généraliste, MPR ou centre de référence MNM

    Tests : force musculaire, mobilité, capacité de marche (6MWT), tests respiratoires, fatigabilité, bilan nutritionnel

    Questionnaire qualité de vie et évaluation du niveau d’activité physique

    Information et orientation vers un professionnel APA

    Orientation via Sportsantéclic vers une structure sport santé formée aux MNM

    Premier entretien motivationnel avec enseignant APA (bilan motivationnel, objectifs de vie, freins, habitudes)

    Prescription médicale d’APA

    Selon les capacités évaluées et les objectifs de maintien fonctionnel

    Coordination avec le kinésithérapeute, éventuellement l’orthophoniste ou l’ergothérapeute

    Orientation vers des spécialistes si besoin :

    Un bilan cardiologique avant APA afin de détecter d’éventuels troubles du rythme ou problématiques cardio-vasculaires associées.

    * Un bilan des troubles digestifs et de la déglutition dans la SMA.

    * Un bilan cognitif, psychologique ou ergo thérapeutique complémentaire

    Mise en place du programme APA personnalisé

    Séances encadrées par un enseignant APA formé aux pathologies neuro

    Ajustement progressif de la fréquence, de l’intensité et du contenu

    Réévaluation régulière avec retour au médecin prescripteur

    Suivi et adaptation à long terme

    Réévaluation tous les 6 à 12 mois

    Maintien de l’APA dans la durée avec adaptation à l’évolution de la maladie

    Travail de réseau avec les aidants, psychologues, diététicien, assistante sociale…

                                           

                                           CAS CLINIQUE EXEMPLE

     

    Nom / Prénom : Mme X
    Âge : 45 ans
    Diagnostic : Myopathie des ceintures – forme peu évolutive
    Capacités fonctionnelles : Déambulation possible 30 min avec pauses, pas d’atteinte respiratoire
    Objectif du programme : Maintien musculaire global, lutte contre la fatigue, bien-être psychologique

    Prescription médicale APA :

    Activité physique adaptée supervisée 2 fois / semaine

    Modalités :

      • Renforcement musculaire doux (élastiques, poids très légers) : 1 séance
      • Activité d’endurance : vélo semi-allongé ou marche lente en piscine (30 min avec pauses)

    Fréquence : 2 fois par semaine pendant 12 semaines, renouvelable

    Lieu Maison Sport Santé ou structure labellisée APA

    Encadrement : Enseignant en APA formé aux MNM

    Surveillance de la fatigue post-effort, adaptation progressive à la tolérance

    Contre-indication : exercices avec charge lourde ou en apnée

    Afin de mieux comprendre le mécanisme qui intervient dans les maladies neuromusculaires, il faut savoir que le muscle est ou devient fragile.

    Le patient est sujet à des sensations accrues de courbatures pour le moindre effort, ce qui impose des exercices progressifs, concentriques ou en flexion, ou isométriques sans mouvement articulaire.

    Il est reconnu qu’il faut éviter les exercices excentriques en étirement pour limiter les lésions.

    D’autre part, le travail en endurance permet une meilleure oxygénation des muscles.

    En augmentant le débit cardiaque, il favorise la nutrition et l’oxygénation de tous les organes pour permettre les efforts de longue durée.

    Grâce à leurs capacités d’adaptation, les fibres musculaires se modifient et s’adaptent aux différentes contraintes. Leur composition s’améliore.  On note une augmentation de La quantité de protéines contractiles et de leur capacité de stockage des nutriments et des enzymes nécessaires à leur activité.

    Par ailleurs, le muscle, organe du mouvement, est aussi un organe endocrinien par l’intermédiaire des myokines : plus un muscle est stimulé et plus il produit de myokines qui permettent d’interagir avec tous les autres organes du corps.

    Leur rôle est comme celui d’un messager vers un organe récepteur pour lequel il Déclenche une série de fonctions de régulation du métabolisme, de régénération des tissus, de renforcement immunitaire et de lutte contre l’inflammation.

    Dans le cadre des pathologies neuro-musculaires, l’objectif n’est pas de renforcer spécifiquement les muscles, mais de maintenir ou de retrouver de la fonction motrice afin de permettre les habilités compensatoires.

    Quels bénéfices ?

    Les maladies neuro-musculaires sont classées en grands groupes pour lesquels la pratique spécifique de l’activité physique et de rééducation apporte des bénéfices :

    * Le plus important est la limitation des déformations, sources de handicap et de douleurs, par une prise en charge orthopédique précoce et régulière. 

    Elle prévient la perte d’autonomie.

    Elle s’accompagne d’exercices de souplesse articulaire, de mouvements de grande amplitude, d’étirements doux, d’un travail de coordination et d’équilibre, d’exercices de relaxation ou de sophrologie.

    Tous ces exercices complémentaires sont indiqués sur la prescription selon le contexte de prise en charge de chaque patient.

    Ainsi, il peut être recommandé le Yoga et des pilâtes pour renforcer à la fois la stabilité, la flexibilité et prévenir des contractures.

    La natation, comme activité portée, peut être préconisée pour réduire le stress sur les articulations.

    * Le deuxième bénéfice important réside dans la prévention des complications cardio-vasculaires et métaboliques liées à la sédentarité imposée par le déficit musculaire.

    * Le ralentissement de l’évolution de la maladie par l’augmentation de la force musculaire et de l’endurance aérobie est aussi un bénéfice majeur.

    Les bienfaits ne sont pas seulement physiques et physiologiques, ils sont aussi psychiques :

    * La pratique régulière de l’APA encadrée améliore l’acceptation de la maladie, renforce la motivation, diminue l’anxiété, augmente la confiance en soi et améliore la qualité de vie et du sommeil.

    La prise en charge pluridisciplinaire permet d’améliorer la santé mentale, mais aussi sociale au travers d’un cadre sécurisé pour la pratique.

    Conclusion

    Du fait de la diversité et de la complexité des maladies neuro musculaires, une aide au diagnostic et à la prescription médicale d’APA s’impose pour des bénéfices pluriels.

    Sportsanteclic sera demain un outil essentiel capable de fournir une aide à l’orientation diagnostique pour une ordonnance précise d’APA dans les maladies neuro musculaires.

    La pertinence des recommandations et des accompagnements limite la perte d’autonomie tout en améliorant les capacités physiques.

    Elle sécurise la prise en charge et apporte un bien-être personnel et relationnel dans un parcours difficile, renforçant la motivation et la participation indispensables dans le contexte des maladies neuro musculaires pour limiter leur évolutivité. 


                                                                                                          *** DR COLETTE NORDMANN***

  • Activité physique et diabète : quels sont les risques ?

    Revenons sur la définition d’activité physique versus sport

    Lors du premier podcast de sportsanteclic , nous avons pu aborder l’importance de la prescription d’activité physique adaptée pour vos patients. 

    Aujourd’hui, nous allons nous intéresser aux risques éventuels de la pratique d’activité physique adaptée lorsqu’on est diabétique de type 2. 

    Ce podcast est à destination des médecins ou des professionnels de l’APA, mais aussi des patients !  

    Vous êtes médecin et souhaitez prescrire sans délai et en toute sécurité de l’APA à vos patients ? rendez-vous sur sportsanteclic.com

     

    L’OMS définit l’activité physique comme tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques qui requiert une dépense d’énergie. 

    Il peut donc s’agir d’activités de la vie quotidienne comme le jardinage, le ménage, le repassage … ou bien d’activités réalisées lorsqu’on se déplace d’un endroit à un autre, sur le lieu de travail, par exemple.

    L’activité physique EST bénéfique pour la santé.

    La méthode des petits pas va être là pour permettre de relâcher la pression en avançant doucement, mais sûrement, en tenant de la distance, en n’essayant de ne pas tout changer du jour au lendemain !

    Commencer par bouger au quotidien sur de petits moments de la journée avec des objectifs atteignables puis augmenter progressivement, petit pas par petit pas, la quantité hebdomadaire.

    Les fiches de sportsanteclic à destination des patients apportent de précieux conseils selon chaque pathologie. 

     

     

    Le Larousse définit le sport comme 

    l’Ensemble des exercices physiques se présentant sous forme de jeux individuels ou collectifs, donnant généralement lieu à compétition, pratiqués en observant certaines règles précises

     

    Il y a donc ici la notion de performance, de compétition, de règles qu’on ne retrouve pas dans l’activité physique.

    Maintenant que la différence est plus claire, voyons comment limiter les risques liés à la pratique d’activité physique adaptée.

    D’ailleurs, est-ce qu’il y a vraiment des risques ???

    Si vous avez bien suivi, l’activité physique adaptée est le prolongement de l’activité physique en autonomie, pour aller « un peu plus loin » dans les petits pas… On pourrait même dire qu’on s’approche du grand pas !
     

    Imaginons l’histoire de Martine, sédentaire, inactive, qui travaille de 8h à 18h chaque jour et qui s’occupe le soir de son fils en situation de handicap à la maison. Elle ne trouve pas de temps pour elle afin de faire du sport et culpabilise… « De toute façon, je n’y arriverai jamais, je m’inscris toujours à la salle et je n’y vais jamais. »

    Puis, elle apprend que chaque petit pas est bénéfique pour sa santé…

    Elle va commencer par se lever plus souvent au travail et retrouver le goût de bouger. Elle verra avec son médecin du travail pour adapter son poste et obtenir quelques heures de repos supplémentaire par semaine.

    Petit à petit, elle sortira avec son fils le soir pour une balade de 10 minutes autour du pâté de maisons. Ensuite, elle décidera de s’inscrire à la maison Sport-Santé près de chez elle, car il existe un programme « aidant-aidé » où elle peut pratiquer de l’APA avec son fils.

    Elle commencera à pratiquer une activité à intensité modérée une fois par semaine de façon régulière. Elle se sentira moins stressée et prendra plaisir à faire une activité avec son fils.

    Martine, quant à elle, ne présente pas de pathologie particulière… Mais, avec le diabète, par exemple, prendrait-elle un quelconque risque à reprendre une activité après une longue période de sédentarité et d’inactivité ?

    Faudrait-il, selon vous, qu’elle consulte son médecin ?

    Quelles sont les recommandations ?

    Si Martine était diabétique, nous l’inviterions à aller consulter la fiche-conseil de sportsanteclic : une mine d’information pour les personnes diabétiques qui souhaitent bouger sans risque. 

  • Le sport peut-il guérir le diabète ?

    Sport et diabète : comment prescrire ?

    Face à la montée en flèche des cas de diabète, les médecins généralistes jouent un rôle clé dans la prévention et la gestion de cette maladie chronique. 

    Une question émerge : l’activité physique adaptée – car on ne parle pas ici de sport –  peut-elle guérir le diabète ? 

    Si l’activité physique adaptée ne se substitue pas aux traitements classiques, elle ouvre des perspectives thérapeutiques inattendues (amélioration de l’Hba1c et diminution de la prise de médicaments). 

    Découvrons pourquoi et comment intégrer l’activité physique adaptée (APA) dans votre approche médicale pour offrir à vos patients une alternative complémentaire, efficace et durable. 

    Tout débute bien évidemment par la prescription d’activité physique adaptée …

    Découvrez en 3 minutes les conseils d’un médecin généraliste en Maison sport santé et co-fondatrice de Sportsanteclic.

    Pourquoi et comment prescrire de l’activité physique adaptée dans le diabète de type 2 ?

    Toutes les recommandations se basent sur les revues de la littérature et des recommandations de la HAS. 

                             

    Dans la première partie de ce podcast, nous mettons en lumière l'importance de la prescription d'activité physique adaptée pour vos patients. En effet, encourager une pratique régulière d'exercice peut avoir des effets significatifs sur leur santé globale, tant sur le plan physique que mental. Par conséquent, nous vous fournissons des conseils pratiques et spécifiques que vous pourrez partager avec vos patients.

    De plus, nous abordons également les recommandations concernant la durée, l’intensité et les types d’activités à privilégier. Ainsi, vous serez mieux équipé pour conseiller vos patients.

    Dans une deuxième partie, nous discuterons des conseils plus spécifiques à donner à vos patients avant de débuter la pratique d’activité physique adaptée. Il est essentiel de prendre en compte les besoins et les capacités individuelles de chacun afin d’optimiser les bénéfices de l’exercice.

    Enfin, restez donc connectés pour découvrir toutes ces informations précieuses qui pourront enrichir votre pratique !

    Témoignages de médecins prescripteurs

    Des médecins partagent leur parcours. 

    Comment en arrive-t-on à prescrire de l’activité physique adaptée ? C’est une question importante.

    Pour de nombreux professionnels de la santé, tout commence par une prise de conscience des bienfaits de l’exercice physique. Ils réalisent que l’activité physique est un outil précieux pour la santé des patients.

    Au fil du temps, les médecins constatent que l’exercice peut prévenir et traiter des maladies chroniques. Cela inclut le diabète, l’hypertension et les maladies cardiovasculaires.

    Souvent, les médecins se forment par le biais de formations, d’échanges ou de rencontres avec des experts. Ils apprennent à identifier les besoins spécifiques de leurs patients. Ils conçoivent des programmes d’activité physique adaptés à chaque individu. Ces programmes prennent en compte les capacités et les contraintes de chacun.

    Cette évolution dans leur pratique leur permet d’améliorer la qualité de vie de leurs patients. Elle les aide aussi à motiver leurs patients à devenir acteurs de leur santé.

    Ainsi, la prescription d’activité physique adaptée devient essentielle dans leur approche thérapeutique.

    5/5

    Médecin généraliste

    Actif, pratique du sport en compétition

    « J’ai toujours intégré le sport dans mon quotidien, ce qui me procure un regain d’énergie et une meilleure concentration au travail.

    J’ai souhaité participer au programme de la CPTS de mon territoire, qui proposait du sport santé en collaboration avec la maison sport santé, afin d’offrir une activité physique adaptée à mes patients diabétiques de type 2.

    Au départ, je ne savais pas comment procéder, mais grâce au site Sportsanteclic, tout est devenu plus simple. En quelques clics, la prescription est réalisée ! »

    5/5

    Médecin spécialiste cardiologue

    Actif, pratique du sport en loisir

    « Je ne connaissais pas du tout l’activité physique adaptée, mais l’équipe de la maison sport santé est venue me voir.

    Au début, je ne prescrivais pas vraiment de manière efficace ; je notais simplement « faire pratiquer du sport santé ». Ensuite, j’ai appris à améliorer mes ordonnances en proposant des activités en endurance, en renforcement musculaire et en équilibre.

    Je rédige souvent un courrier associé pour expliquer la problématique principale de mes patients.

    Grâce à la pratique régulière, j’ai pu réduire certains médicaments, et je constate que des patients initialement inactifs deviennent actifs et moins sédentaires ! »

  • L’APA dans l’AOMI : un grand OUI !

    Vous êtes enseignant en APA et vous ne savez pas comment prendre en charge un patient atteint d’Artérite oblitérante des Membres inférieurs ?

    Vous êtes médecin et vous ne savez pas comment prescrire l’APA pour votre patient ?

    La prévalence de l’AOMI qui est indépendante du genre est estimée à 2 % chez les personnes de plus de 55 ans et à 40 % après 80 ans

    Elle touche donc principalement les personnes âgées. 

     

    Le tabagisme multiplie par 2 à 3 le risque d’AOMI, et multiplie par 3 le risque d’évolution d’une AOMI asymptomatique vers une ischémie chronique critique. 

    N’oublions-pas d’en parler avec nos patients ! 

    Vidal : recos

    Des recommandations de prise en charge sur le VIDAL, comportant quelques recommandations sur la pratique d’ »exercice physique  » dans les règles hygiénodiététiques et de réadaptation à la marche en « milieu médical ». 

    PAS ASSEZ SELON NOUS ! 

    Des recommandations de pratique d’activité physique adaptée en prévention primaire, secondaire et tertiaire devraient être recommandées ! 

    POURQUOI ?

    Car on sait maintenant que : 

    L’activité physique adaptée contribue à :

    • L’augmentation du périmètre de marche,
    • La diminution des dépôts d’athérome dans les parois des vaisseaux,
    • La modification des seuils de douleur et de la perception de la douleur,
    • La baisse de la mortalité globale et cardiovasculaire,
    • L’amélioration de la qualité de vie,
    • La diminution des facteurs de risque cardiovasculaires.

    Alors l’APA dans l’AOMI : OUI +++ 

     

     

    Comment prescrire ?

    Alors utiliser l’outil sportsanteclic oui mais… d’où viennent les recommandations ?

    Des recommantations de la littérature : revue de la littérature (HAS, Pub Med,…)  et recommandations d’experts en cardiologie : 

    Un ECG de repos et la recherche échographique d’un anévrisme de l’aorte abdominale sont recommandés.

    L’obtention d’un arrêt total et définitif du tabagisme  est essentielle : envoyer votre patient vers un tabacologue ou bien lire les recommandations HAS pour l’arrêt du tabac ici :

     

    Traitement médical : une prescription médicale standardisée pour l’AOMI : 

    Le traitement médical pour les formes symptomatiques associe les antiagrégants et les hypolipémiants avec au premier rang les statines.

    Pour la pratique de l’APA, on note cependant quelques précautions : 

    • Attention aux chocs avec risque d’hématomes pour les antiagrégants type clopidogrel. 
    • Attention aux risque de douleurs musculaires avec les statines. 
     

    Concernant les règles hygiénodiététiques, elles sont apprises dès l’internat par les médecins mais restent vagues en pratique… On sait tous qu’il faut les conseiller (bouger plus… manger selon le « régime méditerranéen »… « pas trop de charcuterie ou de fromage »)….mais COMMENT les conseiller? 

    L’APA comme médicament ! 

    QUELLE « POSOLOGIE » POUR L’APA ?

    30 à 60 minutes, 3 à 5 fois par semaine, à débuter progressivement, soit d’emblée, soit après réadaptation vasculaire en centre de rééducation. 

    La marche reste l’activité la plus efficace mais en cas de difficultés pour le patient à réaliser un entraînement basé sur la marche, d’autres AP (cyclisme, ergomètres sollicitant le haut et/ou le bas du corps, exercices statiques des membres) doivent lui être prescrites.

    Ex. de programme pour la marche :

    • 3,2 Km/h à 0% 
    • Si 8 minutes sans pause, +0,3 Km/h 
    • Si la vitesse atteint 5km/h, augmenter la pente de 1%
    • S’arrêter de marcher dès que l’inconfort atteint 7/10 (ou 3-4/5) et attendre que l’inconfort disparaisse avant de reprendre.
    • Attention : la douleur et l’arrêt entre chaque série peut décourager le patient, à prendre en compte. 
     

    « No pain, no gain » doit guider la marche (« pas de douleur, pas d’amélioration ») : marcher à un rythme qui induit de la douleur (7/10 ou claudication maximale) pour améliorer de façon significative la capacité de marche des patients soufrant d’AOMI. 

    Ne pas oublier d’associer du renforcement musculaire et le travail sur l’équilibre et la proprioception. 

    En cas d’amputation, dans les cas complexes, possibilité de pratiquer en décharge des membres inférieurs (Prise en charge par un MKDE (kinésithérapeute) conseillée).

    Prendre en compte la triangulaire suivante : bénéfices/risques/plaisir lors de l’entretien motivationnel avec votre patient :

    Trouver une activité ludique pour son patient

    Pourquoi pas la cani-rando adaptée !!!

     

     

    OSEZ PRESCRIRE et PRATIQUER L’APA DANS L’AOMI !!!

  • Comment convaincre les médecins à prescrire de l’activité physique adaptée ?

    On entend souvent : « le médecin n’a pas voulu me faire l’ordonnance »

    Retrouvez ci-dessous les freins rencontrés :

    1. Manque de temps : Les médecins sont souvent soumis à des emplois du temps très chargés, avec des consultations qui s’enchaînent rapidement. Le temps alloué à chaque patient est généralement limité, ce qui les oblige à se concentrer principalement sur les problèmes médicaux immédiats et les traitements pharmacologiques. Introduire et discuter des programmes d’activité physique adaptée requiert du temps supplémentaire pour expliquer les bénéfices, adapter les recommandations à chaque patient, et éventuellement coordonner avec des professionnels spécialisés en APA. Cette pression temporelle limite donc la capacité des médecins à prescrire de manière systématique des activités physiques adaptées, même s’ils en reconnaissent l’importance.

    2. Manque d’information : Beaucoup de médecins ne disposent pas des informations nécessaires concernant les différentes formes d’activité physique adaptée, leurs bénéfices spécifiques, et la manière de les intégrer dans un plan de traitement global. Ils peuvent ne pas être au courant des ressources disponibles, comme les programmes locaux, les professionnels spécialisés en APA, ou les dispositifs de soutien. Ce manque d’information peut créer une certaine hésitation ou incertitude quant à l’efficacité et la pertinence de prescrire de l’APA pour certains patients, particulièrement ceux avec des conditions médicales complexes.

    3. Manque de formation : La formation initiale et continue des médecins peut souvent négliger l’importance de l’activité physique dans la gestion de nombreuses maladies chroniques. De nombreux professionnels de la santé n’ont pas reçu de formation approfondie sur la prescription d’exercice, la surveillance de l’activité physique des patients, ou sur les méthodes pour motiver et encourager les patients à adopter un mode de vie plus actif. Cette lacune dans la formation médicale contribue à une certaine réticence à prescrire l’APA, car les médecins peuvent se sentir insuffisamment préparés pour conseiller adéquatement leurs patients sur cette question.

    En résumé, le manque de temps, le manque d’information et le manque de formation sont des obstacles significatifs à la prescription d’activité physique adaptée par les médecins. 

     

    Et si on changeait les choses ?
    Qu’en pensez-vous ?

    Sportsanteclic

    Une solution simple pour intégrer l’APA dans votre pratique quotidienne

    SportSantéClic est une plateforme innovante conçue pour simplifier la prescription de l’activité physique adaptée (APA) par les professionnels de santé. Cet outil se distingue par sa convivialité et son efficacité, offrant un soutien précieux aux médecins et autres professionnels de santé dans leur pratique quotidienne. Voici comment SportSantéClic peut transformer votre approche de la prescription de l’APA :

    1. Accès Rapide à l’Information Pertinente

    SportSantéClic centralise toutes les informations nécessaires sur les bienfaits de l’APA, les types d’activités physiques adaptées, et les recommandations spécifiques pour diverses conditions médicales. Vous pouvez rapidement trouver des réponses à vos questions et des conseils adaptés à chaque patient, sans avoir à chercher dans des ressources multiples.

    2. Guides de Prescription Personnalisés

    L’outil fournit des guides détaillés et personnalisés pour la prescription de l’APA. En entrant les informations spécifiques de vos patients, vous recevez des recommandations sur mesure, prenant en compte leur état de santé, leurs capacités physiques, et leurs préférences personnelles. Cela vous permet de proposer des programmes d’activité physique qui sont à la fois sûrs et efficaces.

    3. Ressources Locales et Réseaux de Professionnels

    SportSantéClic vous met en relation avec des ressources locales, comme des programmes d’exercice, des maisons sport santé ou des professionnels spécialisés en APA. 

    4. Formation Continue et Mise à Jour des Connaissances

    L’outil propose également des modules de formation continue pour les professionnels de santé. Vous pouvez vous tenir à jour avec les dernières recherches et pratiques en matière de sport et santé, et ainsi renforcer vos compétences en prescription d’APA.

    Et OUI : un PODCAST très prochainement sur notre chaine YOUTUBE !!! 

    5. Simplicité d’Utilisation

    SportSantéClic est conçu pour être facile à utiliser, même pour les utilisateurs les moins technophiles. Son interface intuitive et ses fonctionnalités bien pensées permettent une intégration fluide dans votre routine clinique, réduisant ainsi le temps nécessaire pour prescrire l’APA.

    Conclusion

    En intégrant SportSantéClic dans votre pratique quotidienne, vous pouvez surmonter les obstacles traditionnels à la prescription de l’APA, tels que le manque de temps, d’information et de formation. Cet outil complet et facile à utiliser vous aide à promouvoir l’activité physique auprès de vos patients, contribuant ainsi à améliorer leur santé et leur qualité de vie.

    Pour en savoir plus et commencer à utiliser SportSantéClic, visitez notre vidéo explicative sur notre chaine YOU TUBE. 

  • Les objectifs SMART, vous connaissez ?

    Lors de l’entretien motivationnel, les professionnels de santé utilisent la méthode SMART pour aider les patients à définir et à atteindre leurs objectifs de santé. 

    Cette approche collaborative et centrée sur le patient vise à renforcer la motivation intrinsèque et à encourager les changements positifs de comportement. 

    S : Spécifique 🎯

    • Le professionnel de santé aide le patient à formuler un objectif précis et clair. 
    • Méthode du PPPP : quel est le « Plus Petit Pas Possible » que je peux réaliser ?
     

    M : Mesurable 📏

    • L’objectif doit être quantifiable pour suivre les progrès. Le professionnel de santé et le patient définissent ensemble des indicateurs de succès.
    • Quantité d’activité physique claires et quantifiable, par ex : 2 fois par semaine encadrée et 7 fois par semaine 30 minutes de marche
    • Relevé de suivi des quantités 
     

    A : Atteignable 🏆

    • Le médecin s’assure que l’objectif est réaliste et réalisable pour le patient, en tenant compte de ses capacités et de ses ressources.
    •  Par exemple, augmenter progressivement l’activité physique hebdomadaire : 30 minutes de marche, sécables en séances de 10 minutes dans la journée.
     

    R : Réaliste 💡

    • L’objectif doit être pertinent pour la santé et le bien-être du patient. Le médecin et le patient discutent des motivations personnelles et des bénéfices attendus de l’activité physique adaptée. 
    • S’aider de la partie « intérêt clinique » de sportsanteclic.
     

    T : Temporellement Défini ⏳

    • Fixer une échéance aide à maintenir la motivation. Ensemble, ils définissent une date limite, comme « d’ici trois mois », pour évaluer les progrès et ajuster le plan si nécessaire.
     

    En utilisant la méthode SMART lors de l’entretien motivationnel, les patients peuvent mieux comprendre leurs objectifs, se sentir plus confiants dans leur capacité à les atteindre, et rester engagés tout au long de leur parcours de santé. 

    C’est une stratégie puissante pour transformer des intentions en actions concrètes et durables. 🚀✨

    .

  • Le lupus et l’activité physique adaptée : oui mais pourquoi ?

    Le lupus systémique est une maladie auto-immune dont l’incidence (nombre de nouveaux diagnostics par an) est estimée à  1 cas pour 25 000 personnes par an. 

    Il peut toucher de nombreux organes. 

    Le parcours de soin est complexe et nécessite une approche pluri-professionnelle. 

    L’activité physique adaptée permet principalement une réduction de l’inflammation et de la fatigue. 

     

     

     

    LES RECOMMANDATIONS FITT

    Endurance : 5 fois par semaine
    Renforcement : 2 fois non consécutif par semaine

    Pendant les poussées articulaires : limiter les sollicitations

    Mesures de photo-protection si activités extérieurs : pas d’exposition au soleil

    Des vêtements contre le froid sont recommandés si phénomène de Raynaud. 

    Les activités à haut risque traumatique doivent être réalisées avec précautions

    En cas de poussée lupique, réévaluer la contre-indication temporaire à la pratique d’activité physique. 

    S’écouter +++
    Pas plus de douleurs pendant l’effort !

    Vous êtes enseignant en APA et vous réalisez des séances avec des patients atteints de lupus ?

    Rejoignez la communauté sportsanteclic

    Contactez-nous !

  • Lieu de pratique de l’activité physique adaptée

    Les lieux de pratique diffèrent en fonction des ressources de votre commune ! 

    Tout d’abord, la maison sport santé qui a 9 missions et est habilitée par le ministère des sports et de la santé : 

    1. Sensibiliser, informer, conseiller sur les bienfaits de l’activité physique et/ou sportive. Les MSS participent ainsi à la promotion d’un mode de vie actif, à la lutte contre la sédentarité et à la prévention de la perte d’autonomie.
    2. Mettre à disposition du public l’information sur les offres locales de pratique d’activité physique et sportive (APS) et d’activité physique adaptée (APA). Les personnes accueillies sont informées des possibilités de prise en charge, y compris financière, des bilans ou des programmes d’APS/APA.
    3. Permettre un accueil personnalisé des personnes souhaitant pratiquer une activité physique, notamment de celles bénéficiant d’une prescription d’activité physique adaptée.
    4. Assurer la mise en place ou réaliser des bilans comprenant une évaluation de la condition et des capacités physiques, un bilan motivationnel qui prend en compte les limitations fonctionnelles éventuelles signalées par le médecin, afin de proposer un programme sport-santé personnalisé pour chaque personne, à sa demande. Les évaluations sont réalisées par des intervenants qualifiés.
    5. Orienter les personnes vers un parcours d’activité physique en proposant les différentes options possibles, répondant à leurs souhaits et leurs besoins (APS, APA, créneaux et lieux de pratique).
    6. Accompagner les patients engagés dans des programmes d’APA tout au long de leur parcours, au travers d’un suivi régulier, afin de soutenir leur motivation et préparer leur sortie du programme vers une pratique régulière autonome et durable.
    7. Orienter vers des professionnels et des structures partenaires pour compléter l’accompagnement de la personne si besoin. Les MSS s’inscrivent dans une démarche de promotion de la santé.
    8. Assurer la mise en place d’actions de sensibilisation et/ou de formation en direction des professionnels des secteurs de la santé, du médico-social et social, du sport et des intervenants en activité physique adaptée. Les objectifs de ces sensibilisations/formations relèveront de : la promotion de l’activité physique et la lutte contre la sédentarité, la mise en réseau des acteurs sport-santé, l’amélioration du parcours et de la qualité de la prise en charge en matière de sport santé, l’éducation thérapeutique du patient.
    9. Mettre en réseau les intervenants, en particulier des professionnels des secteurs de la santé, du médico-social, social, du sport et de l’activité physique adaptée sur le territoire d’intervention de la Maison Sport Santé afin d’orienter les personnes dans leur programme sport-santé et favoriser la continuité des parcours.
     
    Vous pouvez retrouver la cartographie des maisons sport santé sur notre site :

    Les astuces si vous n’avez pas de maison sport santé près de chez vous:

    Cartographie d’orientation vers des enseignants APA à domiicle
    Séances en visio proposée par un enseignant en activité physique adaptée
    La cartographie de la SFP-APA pour retrouver l’ensemble des enseignants en APA en France
    Des salles de sport santé labélisées SF2S (Société Française de Sport santé)

    D’autres lieux existent : entrepreneurs libéraux, clubs avec éducateurs formés sport santé…

    Trouvez un lieu adapté à votre pratique sportive près de chez vous

    Il n’existe pas encore de cartographie unique proposant toutes les activités …

    La pratique d’une activité physique adaptée est essentielle pour votre santé, mais encore faut-il trouver un lieu de pratique adapté à vos besoins. 

    Sur notre site, vous pouvez retrouver une cartographie pratique pour trouver tous les lieux accessibles près de chez vous, avec des équipements adaptés et des enseignants en activité physique adaptée qualifiés, mais elle n’est pas encore exhaustive ! 

    L’objectif à terme étant de regrouper toutes les activités existantes sur un seul site !

    Réalisez votre entraînement en toute sécurité et profitez pleinement des bienfaits de l’activité physique sur votre santé.

    OSEZ PRESCRIRE AVEC SPORSTANTECLIC

  • L’activité physique adaptée est-elle remboursée?

    Il n’existe actuellement pas de de remboursement de l’Activité Physique Adaptée (APA). 

    Cependant, les maisons sport santé, lieu unique d’accueil des patients souhaitant pratiquer de l’activité physique adaptée, proposent des programmes passerelles  avec des facilités financières.

    Retrouvez également les mutuelles qui remboursent l’APA sur le site azur sport santé.

     

  • Pourquoi prescrire de l’activité physique adaptée?

     

     

     

    L’activité physique adaptée (APA) est une thérapeutique non médicamenteuse validée sur des données probantes dans de nombreuses pathologies chroniques et états de santé.

    L’APA se justifie pour les personnes incapables de pratiquer des activités physiques (AP) ou sportives ordinaires en autonomie et en sécurité, et considérées comme physiquement «inactives », car n’ayant pas un niveau d’AP conforme aux recommandations de l’OMS.

    Dans le cadre du parcours de soins du patient, l’APA est prescrite par un médecin spécialiste en médecine générale ou d’une autre spécialité, en soins de premier ou second recours.

    Bénéfices de l’APA

    L’activité physique adaptée est une solution croncrète pour prévenir et traiter les maladies chroniques telle que les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité, par exemple…

    Les principaux bénéfices sont : une amélioration du risque cardio-vasculaire, une amélioration des chiffres de tension artérielle, une diminution du LDL cholestérol, une amélioration de la composition corporelle…

    Il existe aussi des effets démontrés sur l’estime de soi, les symptômes dépressifs, les habilités intellectuelles et le sommeil.