Catégorie : Vers la pathologie

  • Le handicap des maladies neuromusculaires à l’épreuve du mouvement

    Et si on parlait des maladies neuro-musculaires ?

    Le trait commun qui relie toutes ces pathologies polymorphes est une atteinte de l’unité motrice, c’est-à-dire du neurone moteur vers les muscles.

    Il s’agit d’un trouble de la conduction nerveuse responsable de handicaps moteurs plus ou moins invalidants.

    Le muscle se contracte mal ou ne se contracte plus.

    Le manque de force musculaire s’associe à des rétractions du muscle et des tendons, responsables de déformations articulaires, d’une gêne fonctionnelle et de douleurs.

    Il peut être associé à d’autres symptômes cardio-respiratoires, digestifs, ou cognitifs qui impactent les capacités intellectuelles ou d’exécution.

    Les origines sont le plus souvent génétiques mais aussi auto-immunes ou inflammatoires.

    Que l’on évoque les dystrophies musculaires, les myasthénies ou les myopathies métaboliques, toutes peuvent, à des degrés divers, bénéficier de l’exercice physique pour améliorer leur pronostic.

    Faire bouger des personnes limitées dans leurs mouvements semble contre intuitif.

    Pourtant il est important, pour obtenir des résultats en termes de fonctionnalités, de respecter les protocoles spécifiques basés sur des études probantes.

    La place de Sportsanteclic dans les maladies neuromusculaires ?

    Au travers de plusieurs maladies neuro musculaires, nous allons voir comment Sportsanteclic peut faciliter une prescription pertinente d’activités physiques adaptées permettant d’améliorer la fonctionnalité et le bien-être.

    Sportsantéclic peut aussi permettre une orientation simplifiée du diagnostic des différentes pathologies neuromusculaires :

    En intégrant l’âge d’apparition des symptômes, l’atteinte distale, proximale, en ceinture ou de la face, ainsi que les symptômes associés tels que des crampes, des douleurs, une fatigabilité, des paralysies, des troubles cardiaques, respiratoires ou cognitifs, associés à des pertes d’autonomie ou de handicap, Sportsantéclic peut participer à une orientation diagnostique vers les grands groupes de ces 300 maladies rares.


                                              CONDUITE A TENIR 


    Diagnostic

    Réalisé en consultation spécialisée (neurologie, génétique…)

    Confirmation par examens : EMG, biopsie musculaire, génétique, etc.

    Annonce du diagnostic avec plan de soins coordonné

    Évaluation fonctionnelle initiale

    Réalisée par le médecin généraliste, MPR ou centre de référence MNM

    Tests : force musculaire, mobilité, capacité de marche (6MWT), tests respiratoires, fatigabilité, bilan nutritionnel

    Questionnaire qualité de vie et évaluation du niveau d’activité physique

    Information et orientation vers un professionnel APA

    Orientation via Sportsantéclic vers une structure sport santé formée aux MNM

    Premier entretien motivationnel avec enseignant APA (bilan motivationnel, objectifs de vie, freins, habitudes)

    Prescription médicale d’APA

    Selon les capacités évaluées et les objectifs de maintien fonctionnel

    Coordination avec le kinésithérapeute, éventuellement l’orthophoniste ou l’ergothérapeute

    Orientation vers des spécialistes si besoin :

    Un bilan cardiologique avant APA afin de détecter d’éventuels troubles du rythme ou problématiques cardio-vasculaires associées.

    * Un bilan des troubles digestifs et de la déglutition dans la SMA.

    * Un bilan cognitif, psychologique ou ergo thérapeutique complémentaire

    Mise en place du programme APA personnalisé

    Séances encadrées par un enseignant APA formé aux pathologies neuro

    Ajustement progressif de la fréquence, de l’intensité et du contenu

    Réévaluation régulière avec retour au médecin prescripteur

    Suivi et adaptation à long terme

    Réévaluation tous les 6 à 12 mois

    Maintien de l’APA dans la durée avec adaptation à l’évolution de la maladie

    Travail de réseau avec les aidants, psychologues, diététicien, assistante sociale…

                                           

                                           CAS CLINIQUE EXEMPLE

     

    Nom / Prénom : Mme X
    Âge : 45 ans
    Diagnostic : Myopathie des ceintures – forme peu évolutive
    Capacités fonctionnelles : Déambulation possible 30 min avec pauses, pas d’atteinte respiratoire
    Objectif du programme : Maintien musculaire global, lutte contre la fatigue, bien-être psychologique

    Prescription médicale APA :

    Activité physique adaptée supervisée 2 fois / semaine

    Modalités :

      • Renforcement musculaire doux (élastiques, poids très légers) : 1 séance
      • Activité d’endurance : vélo semi-allongé ou marche lente en piscine (30 min avec pauses)

    Fréquence : 2 fois par semaine pendant 12 semaines, renouvelable

    Lieu Maison Sport Santé ou structure labellisée APA

    Encadrement : Enseignant en APA formé aux MNM

    Surveillance de la fatigue post-effort, adaptation progressive à la tolérance

    Contre-indication : exercices avec charge lourde ou en apnée

    Afin de mieux comprendre le mécanisme qui intervient dans les maladies neuromusculaires, il faut savoir que le muscle est ou devient fragile.

    Le patient est sujet à des sensations accrues de courbatures pour le moindre effort, ce qui impose des exercices progressifs, concentriques ou en flexion, ou isométriques sans mouvement articulaire.

    Il est reconnu qu’il faut éviter les exercices excentriques en étirement pour limiter les lésions.

    D’autre part, le travail en endurance permet une meilleure oxygénation des muscles.

    En augmentant le débit cardiaque, il favorise la nutrition et l’oxygénation de tous les organes pour permettre les efforts de longue durée.

    Grâce à leurs capacités d’adaptation, les fibres musculaires se modifient et s’adaptent aux différentes contraintes. Leur composition s’améliore.  On note une augmentation de La quantité de protéines contractiles et de leur capacité de stockage des nutriments et des enzymes nécessaires à leur activité.

    Par ailleurs, le muscle, organe du mouvement, est aussi un organe endocrinien par l’intermédiaire des myokines : plus un muscle est stimulé et plus il produit de myokines qui permettent d’interagir avec tous les autres organes du corps.

    Leur rôle est comme celui d’un messager vers un organe récepteur pour lequel il Déclenche une série de fonctions de régulation du métabolisme, de régénération des tissus, de renforcement immunitaire et de lutte contre l’inflammation.

    Dans le cadre des pathologies neuro-musculaires, l’objectif n’est pas de renforcer spécifiquement les muscles, mais de maintenir ou de retrouver de la fonction motrice afin de permettre les habilités compensatoires.

    Quels bénéfices ?

    Les maladies neuro-musculaires sont classées en grands groupes pour lesquels la pratique spécifique de l’activité physique et de rééducation apporte des bénéfices :

    * Le plus important est la limitation des déformations, sources de handicap et de douleurs, par une prise en charge orthopédique précoce et régulière. 

    Elle prévient la perte d’autonomie.

    Elle s’accompagne d’exercices de souplesse articulaire, de mouvements de grande amplitude, d’étirements doux, d’un travail de coordination et d’équilibre, d’exercices de relaxation ou de sophrologie.

    Tous ces exercices complémentaires sont indiqués sur la prescription selon le contexte de prise en charge de chaque patient.

    Ainsi, il peut être recommandé le Yoga et des pilâtes pour renforcer à la fois la stabilité, la flexibilité et prévenir des contractures.

    La natation, comme activité portée, peut être préconisée pour réduire le stress sur les articulations.

    * Le deuxième bénéfice important réside dans la prévention des complications cardio-vasculaires et métaboliques liées à la sédentarité imposée par le déficit musculaire.

    * Le ralentissement de l’évolution de la maladie par l’augmentation de la force musculaire et de l’endurance aérobie est aussi un bénéfice majeur.

    Les bienfaits ne sont pas seulement physiques et physiologiques, ils sont aussi psychiques :

    * La pratique régulière de l’APA encadrée améliore l’acceptation de la maladie, renforce la motivation, diminue l’anxiété, augmente la confiance en soi et améliore la qualité de vie et du sommeil.

    La prise en charge pluridisciplinaire permet d’améliorer la santé mentale, mais aussi sociale au travers d’un cadre sécurisé pour la pratique.

    Conclusion

    Du fait de la diversité et de la complexité des maladies neuro musculaires, une aide au diagnostic et à la prescription médicale d’APA s’impose pour des bénéfices pluriels.

    Sportsanteclic sera demain un outil essentiel capable de fournir une aide à l’orientation diagnostique pour une ordonnance précise d’APA dans les maladies neuro musculaires.

    La pertinence des recommandations et des accompagnements limite la perte d’autonomie tout en améliorant les capacités physiques.

    Elle sécurise la prise en charge et apporte un bien-être personnel et relationnel dans un parcours difficile, renforçant la motivation et la participation indispensables dans le contexte des maladies neuro musculaires pour limiter leur évolutivité. 


                                                                                                          *** DR COLETTE NORDMANN***

  • Activité physique et diabète : quels sont les risques ?

    Revenons sur la définition d’activité physique versus sport

    Lors du premier podcast de sportsanteclic , nous avons pu aborder l’importance de la prescription d’activité physique adaptée pour vos patients. 

    Aujourd’hui, nous allons nous intéresser aux risques éventuels de la pratique d’activité physique adaptée lorsqu’on est diabétique de type 2. 

    Ce podcast est à destination des médecins ou des professionnels de l’APA, mais aussi des patients !  

    Vous êtes médecin et souhaitez prescrire sans délai et en toute sécurité de l’APA à vos patients ? rendez-vous sur sportsanteclic.com

     

    L’OMS définit l’activité physique comme tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques qui requiert une dépense d’énergie. 

    Il peut donc s’agir d’activités de la vie quotidienne comme le jardinage, le ménage, le repassage … ou bien d’activités réalisées lorsqu’on se déplace d’un endroit à un autre, sur le lieu de travail, par exemple.

    L’activité physique EST bénéfique pour la santé.

    La méthode des petits pas va être là pour permettre de relâcher la pression en avançant doucement, mais sûrement, en tenant de la distance, en n’essayant de ne pas tout changer du jour au lendemain !

    Commencer par bouger au quotidien sur de petits moments de la journée avec des objectifs atteignables puis augmenter progressivement, petit pas par petit pas, la quantité hebdomadaire.

    Les fiches de sportsanteclic à destination des patients apportent de précieux conseils selon chaque pathologie. 

     

     

    Le Larousse définit le sport comme 

    l’Ensemble des exercices physiques se présentant sous forme de jeux individuels ou collectifs, donnant généralement lieu à compétition, pratiqués en observant certaines règles précises

     

    Il y a donc ici la notion de performance, de compétition, de règles qu’on ne retrouve pas dans l’activité physique.

    Maintenant que la différence est plus claire, voyons comment limiter les risques liés à la pratique d’activité physique adaptée.

    D’ailleurs, est-ce qu’il y a vraiment des risques ???

    Si vous avez bien suivi, l’activité physique adaptée est le prolongement de l’activité physique en autonomie, pour aller « un peu plus loin » dans les petits pas… On pourrait même dire qu’on s’approche du grand pas !
     

    Imaginons l’histoire de Martine, sédentaire, inactive, qui travaille de 8h à 18h chaque jour et qui s’occupe le soir de son fils en situation de handicap à la maison. Elle ne trouve pas de temps pour elle afin de faire du sport et culpabilise… « De toute façon, je n’y arriverai jamais, je m’inscris toujours à la salle et je n’y vais jamais. »

    Puis, elle apprend que chaque petit pas est bénéfique pour sa santé…

    Elle va commencer par se lever plus souvent au travail et retrouver le goût de bouger. Elle verra avec son médecin du travail pour adapter son poste et obtenir quelques heures de repos supplémentaire par semaine.

    Petit à petit, elle sortira avec son fils le soir pour une balade de 10 minutes autour du pâté de maisons. Ensuite, elle décidera de s’inscrire à la maison Sport-Santé près de chez elle, car il existe un programme « aidant-aidé » où elle peut pratiquer de l’APA avec son fils.

    Elle commencera à pratiquer une activité à intensité modérée une fois par semaine de façon régulière. Elle se sentira moins stressée et prendra plaisir à faire une activité avec son fils.

    Martine, quant à elle, ne présente pas de pathologie particulière… Mais, avec le diabète, par exemple, prendrait-elle un quelconque risque à reprendre une activité après une longue période de sédentarité et d’inactivité ?

    Faudrait-il, selon vous, qu’elle consulte son médecin ?

    Quelles sont les recommandations ?

    Si Martine était diabétique, nous l’inviterions à aller consulter la fiche-conseil de sportsanteclic : une mine d’information pour les personnes diabétiques qui souhaitent bouger sans risque. 

  • Le sport peut-il guérir le diabète ?

    Sport et diabète : comment prescrire ?

    Face à la montée en flèche des cas de diabète, les médecins généralistes jouent un rôle clé dans la prévention et la gestion de cette maladie chronique. 

    Une question émerge : l’activité physique adaptée – car on ne parle pas ici de sport –  peut-elle guérir le diabète ? 

    Si l’activité physique adaptée ne se substitue pas aux traitements classiques, elle ouvre des perspectives thérapeutiques inattendues (amélioration de l’Hba1c et diminution de la prise de médicaments). 

    Découvrons pourquoi et comment intégrer l’activité physique adaptée (APA) dans votre approche médicale pour offrir à vos patients une alternative complémentaire, efficace et durable. 

    Tout débute bien évidemment par la prescription d’activité physique adaptée …

    Découvrez en 3 minutes les conseils d’un médecin généraliste en Maison sport santé et co-fondatrice de Sportsanteclic.

    Pourquoi et comment prescrire de l’activité physique adaptée dans le diabète de type 2 ?

    Toutes les recommandations se basent sur les revues de la littérature et des recommandations de la HAS. 

                             

    Dans la première partie de ce podcast, nous mettons en lumière l'importance de la prescription d'activité physique adaptée pour vos patients. En effet, encourager une pratique régulière d'exercice peut avoir des effets significatifs sur leur santé globale, tant sur le plan physique que mental. Par conséquent, nous vous fournissons des conseils pratiques et spécifiques que vous pourrez partager avec vos patients.

    De plus, nous abordons également les recommandations concernant la durée, l’intensité et les types d’activités à privilégier. Ainsi, vous serez mieux équipé pour conseiller vos patients.

    Dans une deuxième partie, nous discuterons des conseils plus spécifiques à donner à vos patients avant de débuter la pratique d’activité physique adaptée. Il est essentiel de prendre en compte les besoins et les capacités individuelles de chacun afin d’optimiser les bénéfices de l’exercice.

    Enfin, restez donc connectés pour découvrir toutes ces informations précieuses qui pourront enrichir votre pratique !

    Témoignages de médecins prescripteurs

    Des médecins partagent leur parcours. 

    Comment en arrive-t-on à prescrire de l’activité physique adaptée ? C’est une question importante.

    Pour de nombreux professionnels de la santé, tout commence par une prise de conscience des bienfaits de l’exercice physique. Ils réalisent que l’activité physique est un outil précieux pour la santé des patients.

    Au fil du temps, les médecins constatent que l’exercice peut prévenir et traiter des maladies chroniques. Cela inclut le diabète, l’hypertension et les maladies cardiovasculaires.

    Souvent, les médecins se forment par le biais de formations, d’échanges ou de rencontres avec des experts. Ils apprennent à identifier les besoins spécifiques de leurs patients. Ils conçoivent des programmes d’activité physique adaptés à chaque individu. Ces programmes prennent en compte les capacités et les contraintes de chacun.

    Cette évolution dans leur pratique leur permet d’améliorer la qualité de vie de leurs patients. Elle les aide aussi à motiver leurs patients à devenir acteurs de leur santé.

    Ainsi, la prescription d’activité physique adaptée devient essentielle dans leur approche thérapeutique.

    5/5

    Médecin généraliste

    Actif, pratique du sport en compétition

    « J’ai toujours intégré le sport dans mon quotidien, ce qui me procure un regain d’énergie et une meilleure concentration au travail.

    J’ai souhaité participer au programme de la CPTS de mon territoire, qui proposait du sport santé en collaboration avec la maison sport santé, afin d’offrir une activité physique adaptée à mes patients diabétiques de type 2.

    Au départ, je ne savais pas comment procéder, mais grâce au site Sportsanteclic, tout est devenu plus simple. En quelques clics, la prescription est réalisée ! »

    5/5

    Médecin spécialiste cardiologue

    Actif, pratique du sport en loisir

    « Je ne connaissais pas du tout l’activité physique adaptée, mais l’équipe de la maison sport santé est venue me voir.

    Au début, je ne prescrivais pas vraiment de manière efficace ; je notais simplement « faire pratiquer du sport santé ». Ensuite, j’ai appris à améliorer mes ordonnances en proposant des activités en endurance, en renforcement musculaire et en équilibre.

    Je rédige souvent un courrier associé pour expliquer la problématique principale de mes patients.

    Grâce à la pratique régulière, j’ai pu réduire certains médicaments, et je constate que des patients initialement inactifs deviennent actifs et moins sédentaires ! »

  • L’APA dans l’AOMI : un grand OUI !

    Vous êtes enseignant en APA et vous ne savez pas comment prendre en charge un patient atteint d’Artérite oblitérante des Membres inférieurs ?

    Vous êtes médecin et vous ne savez pas comment prescrire l’APA pour votre patient ?

    La prévalence de l’AOMI qui est indépendante du genre est estimée à 2 % chez les personnes de plus de 55 ans et à 40 % après 80 ans

    Elle touche donc principalement les personnes âgées. 

     

    Le tabagisme multiplie par 2 à 3 le risque d’AOMI, et multiplie par 3 le risque d’évolution d’une AOMI asymptomatique vers une ischémie chronique critique. 

    N’oublions-pas d’en parler avec nos patients ! 

    Vidal : recos

    Des recommandations de prise en charge sur le VIDAL, comportant quelques recommandations sur la pratique d’ »exercice physique  » dans les règles hygiénodiététiques et de réadaptation à la marche en « milieu médical ». 

    PAS ASSEZ SELON NOUS ! 

    Des recommandations de pratique d’activité physique adaptée en prévention primaire, secondaire et tertiaire devraient être recommandées ! 

    POURQUOI ?

    Car on sait maintenant que : 

    L’activité physique adaptée contribue à :

    • L’augmentation du périmètre de marche,
    • La diminution des dépôts d’athérome dans les parois des vaisseaux,
    • La modification des seuils de douleur et de la perception de la douleur,
    • La baisse de la mortalité globale et cardiovasculaire,
    • L’amélioration de la qualité de vie,
    • La diminution des facteurs de risque cardiovasculaires.

    Alors l’APA dans l’AOMI : OUI +++ 

     

     

    Comment prescrire ?

    Alors utiliser l’outil sportsanteclic oui mais… d’où viennent les recommandations ?

    Des recommantations de la littérature : revue de la littérature (HAS, Pub Med,…)  et recommandations d’experts en cardiologie : 

    Un ECG de repos et la recherche échographique d’un anévrisme de l’aorte abdominale sont recommandés.

    L’obtention d’un arrêt total et définitif du tabagisme  est essentielle : envoyer votre patient vers un tabacologue ou bien lire les recommandations HAS pour l’arrêt du tabac ici :

     

    Traitement médical : une prescription médicale standardisée pour l’AOMI : 

    Le traitement médical pour les formes symptomatiques associe les antiagrégants et les hypolipémiants avec au premier rang les statines.

    Pour la pratique de l’APA, on note cependant quelques précautions : 

    • Attention aux chocs avec risque d’hématomes pour les antiagrégants type clopidogrel. 
    • Attention aux risque de douleurs musculaires avec les statines. 
     

    Concernant les règles hygiénodiététiques, elles sont apprises dès l’internat par les médecins mais restent vagues en pratique… On sait tous qu’il faut les conseiller (bouger plus… manger selon le « régime méditerranéen »… « pas trop de charcuterie ou de fromage »)….mais COMMENT les conseiller? 

    L’APA comme médicament ! 

    QUELLE « POSOLOGIE » POUR L’APA ?

    30 à 60 minutes, 3 à 5 fois par semaine, à débuter progressivement, soit d’emblée, soit après réadaptation vasculaire en centre de rééducation. 

    La marche reste l’activité la plus efficace mais en cas de difficultés pour le patient à réaliser un entraînement basé sur la marche, d’autres AP (cyclisme, ergomètres sollicitant le haut et/ou le bas du corps, exercices statiques des membres) doivent lui être prescrites.

    Ex. de programme pour la marche :

    • 3,2 Km/h à 0% 
    • Si 8 minutes sans pause, +0,3 Km/h 
    • Si la vitesse atteint 5km/h, augmenter la pente de 1%
    • S’arrêter de marcher dès que l’inconfort atteint 7/10 (ou 3-4/5) et attendre que l’inconfort disparaisse avant de reprendre.
    • Attention : la douleur et l’arrêt entre chaque série peut décourager le patient, à prendre en compte. 
     

    « No pain, no gain » doit guider la marche (« pas de douleur, pas d’amélioration ») : marcher à un rythme qui induit de la douleur (7/10 ou claudication maximale) pour améliorer de façon significative la capacité de marche des patients soufrant d’AOMI. 

    Ne pas oublier d’associer du renforcement musculaire et le travail sur l’équilibre et la proprioception. 

    En cas d’amputation, dans les cas complexes, possibilité de pratiquer en décharge des membres inférieurs (Prise en charge par un MKDE (kinésithérapeute) conseillée).

    Prendre en compte la triangulaire suivante : bénéfices/risques/plaisir lors de l’entretien motivationnel avec votre patient :

    Trouver une activité ludique pour son patient

    Pourquoi pas la cani-rando adaptée !!!

     

     

    OSEZ PRESCRIRE et PRATIQUER L’APA DANS L’AOMI !!!

  • Le lupus et l’activité physique adaptée : oui mais pourquoi ?

    Le lupus systémique est une maladie auto-immune dont l’incidence (nombre de nouveaux diagnostics par an) est estimée à  1 cas pour 25 000 personnes par an. 

    Il peut toucher de nombreux organes. 

    Le parcours de soin est complexe et nécessite une approche pluri-professionnelle. 

    L’activité physique adaptée permet principalement une réduction de l’inflammation et de la fatigue. 

     

     

     

    LES RECOMMANDATIONS FITT

    Endurance : 5 fois par semaine
    Renforcement : 2 fois non consécutif par semaine

    Pendant les poussées articulaires : limiter les sollicitations

    Mesures de photo-protection si activités extérieurs : pas d’exposition au soleil

    Des vêtements contre le froid sont recommandés si phénomène de Raynaud. 

    Les activités à haut risque traumatique doivent être réalisées avec précautions

    En cas de poussée lupique, réévaluer la contre-indication temporaire à la pratique d’activité physique. 

    S’écouter +++
    Pas plus de douleurs pendant l’effort !

    Vous êtes enseignant en APA et vous réalisez des séances avec des patients atteints de lupus ?

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